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MessageSujet: sexy naughty bitch;   Dim 1 Nov - 22:56
Alyeska Andzelyka Eirian Kostaloupos

livin' young and wild and free

Nom : Kostaloupos Prénom(s) : Alyeska (inventé) Andzelyka (greek)  Eirian (gallois) Age : 17 Date et lieu de naissance : 19 septembre 1998, Athènes, Grèce Race : Nephilim Affiliation: Enclave (plus pour elle même et son parabatai) Statut matrimonial :  Compliqué Profession : Chasseuse d'Ombres Armement / pouvoirs: Fouet en électrum + couteaux de lancers + arc & flèches Traits de caractère : Elle a souvent l'air hautaine, méprisante, sans considération pour nul autre qu'elle-même, mais c'est pour cacher sa faiblesse face à la vie. Si l'on n'y fait pas attention, ou si on ne la connait pas, Alyeska parrait  égoïste. Alyeska semble être une  manipulatrice de première. Comme elle est une excellente oratrice, elle peut aisément convaincre tous de ce qu'elle veut, sans que les personnes concernées ne se doutent de quoi que ce soit. Évidemment, dans l'ombre, certaines doutent, mais rien de sérieux. Elle est arrogante, fière. Elle se croit supérieure à tous et cherche constamment la gloire. Elle est égocentrique, superficielle. Elle est orgueilleuse, vaniteuse, sûre d'elle. Elle est inventive, déterminée. Rusée aussi. Quand elle a quelque chose en tête, rien ne peut la faire reculer tant qu'elle n'aura pas été au bout de son idée. C'est une bonne leader, elle est ambitieuse, excellent stratège, fidèle à ses idéaux et un peu susceptible aussi. Autoritaire, charismatique, convaincante, réfléchie, mais aussi incroyablement belle.  Mais elle reste et restera toujours une jeune fille rusée dans son âme.  Alors, elle a du se forger un masque dès sa rentrée à l'Institut, pour ne pas être embêtée. Elle ne voulait pas se faire traiter de faible, elle n'avait pas le choix. Ne voulant pas se faire rabaisser, se faire discriminer par ses semblables, elle se faisait une façade, parce que l'image que l'on donne n'est jamais la bonne. Parce que les gens préfèrent se fier aux premières apparences. Pour sauver les apparences.

Sérieusement, qu'auriez-vous fait d'une gamine dépressive, suicidaire à L'Institut ? Hein ? Alors, elle n'avait pas trop le choix. Même si elle est démolie, brisée, elle reste néanmoins déterminée, autoritaire. Elle veut quand même arriver à ses fins et est rusée. Elle adore se teindre les cheveux en blond ou en brun. Elle a aussi intérieurement une partie d'elle qui est brisée. Elle est faible, fragile, démolie et simplement anéantie. Elle ne fait confiance à personne et se méfie de tous. Elle serait bien capable de prendre une stèle ou un couteau et de le renvoyer vers elle-même. Elle ne croit plus en grand chose, elle a perdu espoir, mais elle continue de se battre pour une seule raison; sa liberté. Autant celle de son passé que la liberté du monde. Parce qu'elle est rusée. Puis, si elle donnait sa véritable façade au monde, celle brisée, anéantie, ça donnerait du pouvoir aux autres. Si elle leur montre qui elle est, les autres pourraient utiliser cela à leur avantage. Ils pourraient l'utiliser pour l'atteindre, pour ensuite lui faire comettre des erreurs et l'envoyer à sa propre mort. Nan, mieux valait qu'elle leur montre une « fausse » facette d'elle-même. Ainsi, elle ne serait pas vulnérable, sentiment qu'elle n'aimait pas tellement, mais avec lequel elle n'avait pas tellement le choix de vivre. Si elleétait méchante, froide, c'était parce qu'elle se sentait vulnérable. Elle s'en mordait les doigts, elle en avait d'affreux remords, mais elle n'avait pas eu le choix, pour sa propre survie.

Si elle disait qui elle était réellement, ce qu'elle pensait réellement, qu'est-ce qu'on ferait d'elle ? Personne ne la prendrait au sérieux, personne ne voudrait l'accepter. Sérieux, une gamine suicidaire à l'Institut ? Non. Mais, elle cache ses petits secrets, pour ne pas éveiller les soupsons, pour ne pas parraitre faible, simplement parce qu'elle ne le supporte pas. La seule personne à savoir ce qui se cache réellement derrière ses émotions, son masque, sa réelle personnalité, c'est Derek, son parabatai.
Avatar : Kate Harrison


➵ Quelle est votre place au sein du monde obscur ? Chasseuse d'Ombre, rebelle de l'Institut de New York. Parabatai de Derek.

➵ En êtes-vous heureux ou au contraire, rejetez-vous cette appartenance qui vous a peut-être été imposée ? Non, même si Aly déteste la vie, les gens, le monde en général. Elle n'aime pas se battre et n'aime pas son enfance. Elle aime son parabatai aussi fort qu'il est possible d'aimer son parabatai sans tomber dans l'amour. Elle est rebelle mais n'obéis qu'à très peu de personnes, et elle déteste ne pas avoir de réelle liberté de par le fait qu'elle est mineure. Elle réfute les lous vieillottes de l'Enclave, incapable de se moderniser.

➵ Que pensez-vous des tensions actuelles ? Elle déteste franchement se battre mais comme elle n'a pas le choix, elle le fait par dépit, même si elle est extrêmement douée et que lorsqu'elle doit y aller, elle y va a fond.

➵ De quel côté vous rangeriez vous ? Pour ou contre la guerre ? Pour. Parce qu'Aly rêve seulement d'un monde en paix, que les gens lui folutent une paix royale et rêve de changer le monde, de changer la vision du monde. Elle se tient surtout avec des Downworldlers et des Mundanes, juste par esprit de contradiction et pour choquer l'Enclave, ce qu'elle fait sans aucuns scrupules et avec un sourire aux lèvres. Elle est pour, même si elle déteste se battre.


behind the character

Pseudo/prénom : secret national Age : va savoir Pays/région : Athènes, Grèce/Quebec, Canada Disponibilités : quand je travaille pas (j'peux venir quand même à tous les jours)  ~ Où as-tu connu COG ? : blackthorns/aslynn ❤️ Mot de passe : validé par liv Une dernière déclaration d'amour (oupas) ? : j'suis dyslexique, j'ai 11 ans d'expérience de rp <-- J'dis ça parce que ma présentation est pas courte ♥

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MessageSujet: Re: sexy naughty bitch;   Dim 1 Nov - 23:22
ALL THE DARKNESS


/ATTENTION.\
L'histoire peut choquer certains lecteurs donc veuillez faire attention et soyez avertis.

"angel with a shotgun"

Dans ce monde, rien n'est forcément bien, ni forcément mal. Ni Blanc ni Noir. Tout dépend de l'utilisation que l'on en fait. Cela pourrait être vrai. Cela n'est pas la vision de mon monde. C'est leur vision, celle des Humains. Eux, ces Humains, ceux qui ne sont ni ShadowHunter, ni Warlock ni Downworldlers. Ils ne sont que de simples Humains, banals, sans rien d'extraordinaire. Pourtant, ils sont extraordinaires, uniques en leur genre. En fait, ils sont tellement rafraichissants ! Tellement ouvert d'esprit. Ils n'ont pas peur d'être ce qu'ils sont, ni de dire ce qu'ils pensent. Tout le contraire de moi. Ils ne posent jamais de questions, ne s’embarrassaient pas de futilités. Rien ne les dérange réellement car, ils sont ouverts à tout. C'est pourquoi j'adore trainer dans le monde des Humains. Trainer est vague comme mot. Je passe pratiquement tout mon temps libre dans leur monde. Je cache mes Marques avec des charmes, inutile de me cacher moi-même. J'apprends leurs mœurs, leurs coutumes. Leur mode de vie, leur mode de pensée. Ils se foutent pas mal de la couleur de la peau, de l'orientation, de la religion des gens. Ça m'arrange bien en fait. Ils ne posent jamais de questions embarrassantes. La plupart ne m'abordent pas, mais à force de trainer n'importe où, j'ai fini par me faire des amis dans ce monde parmi lequel mes semblables n'osent pas aller, car il est soit disant infecter, que les Humains sont stupides et je ne sais quoi encore. Personnellement, ce sont eux qui m'énervent, les ShadowHunters. C'est pourquoi j'aime me réfugier parmi les Humains. Que je traine avec une fille en la tenant par la main, ça ne leur dérange pas. Ils ne me regarderont pas de travers.

Me promenant à travers un petit sentier dans Broadway Avenue. J'étais habillée d'une robe jaune moulante et courte. Elle m'arrivait à mi-cuisse. Mes cheveux bruns châtains clairs descendaient en douces vagues jusqu'au milieu de mon dos. Je portais des bracelets dorés à mes poignets et à mes chevilles. J'avais des bottes noires à talons hauts qui m'arrivaient aux chevilles et dans lesquelles étaient dissimulées des armes. Mes bracelets étaient en argent pour certains, les autres étaient dorés. La plupart avaient été plongés dans de l'eau bénite. Bref, j'étais quand même armée. Un des bracelets était un fouet d'argent, trempé lui aussi dans de l'eau bénite. Mais mon arme préférée et avec laquelle j'étais la plus habile était un arc, que je n'avais évidemment pas sur moi. Sinon, je maniais l'épée, les poignards, les couteaux. Tout pouvait être une arme, quand on savait se battre. Même si elle ne faisait pas grand dommages - comme un morceau de bois contre un démon - si on connaissait le point - les points - faibles de son ennemi, on pouvait en venir à bout à force de ruses. Je désertais de plus en plus souvent l'Institut pour aller dans les bars, des virées nocturnes avec des amis et amies. J'avais très peu d'amies, préférant la compagnie des garçons en matière d'amitié. Les filles faisaient trop de mélodrames pour rien. Puis, elles me jugeaient toujours sur mon attitude, la façon très - disons le ainsi - décontractée que j'avais de m'habiller. Je pouvais porter une mini-jupe en plein combat, que je m'en foutais. J'avais un style très urbain, très humain comparé au reste des nephilim, et j'aimais ça. J'aimais cela parce que je me démarquais des autres. Je suis différente et j'aimais bien m'afficher.

Je finis par rentrer à L'Institut alors que la lumière du jour commençait à poindre à l'horizon, dans un kaléidoscope de rouge, orange, rose, violet, bleu marin. J'adorais le levé du jour. Je pouvais me lever en pleine nuit en été - comme aujourd'hui - pour regarder le soleil se lever lentement sur New York. Aussi parce que l'Obscurité s'en allait pour faire place à la Lumière. Parce que les vampires et les Loups-Garous allaient généralement se coucher. Aussi parce que le levé du jour évoquait chez moi une autre journée qui passait, une autre journée à survivre, à tenter de ne pas sombrer. À tenter de garder la tête hors de mon petit monde, qui lui s'enfonçait dans les Ténèbres. J'avais jamais cherché la compagnie de personne. La seule personne avec qui j'arrivais à rire - car elle était la seule à réussir à me faire rire, à me comprendre, à écouter au lieu de poser des millions de questions - c'était Derek, mon parabatai, et mon meilleur ami. Nous étions devenus Parabatai à l'âge de treize ans. Nous n'avions d'un mois de différence, à peine. J'étais arrivée à L'Institut à l'âge de douze ans. Lui était déjà là depuis un an et personne n'avait réussi à le faire sourire, ni même à le tirer de son hébétude. Nous étions tellement semblables et tellement différents à la fois, mais nous nous complétions. Une fois arrivée à ma chambre, je vis Derek, vautré dans un fauteuil. Les cheveux blonds en bataille, il semblait qu'il m'avait attendue des heures, avant de finalement tomber d'épuisement et s'endormir. Avec un sourire indulgent, je le couvrais de deux couvertures pour ne pas qu'il prenne froid et allai me mettre en pyjama avant de me glisser dans mes couvertures. Je m'endormis rapidement alors que le soleil commençait à inonder ma chambre de sa douce lumière dorée. La seule personne qui me rattachait au monde en ce moment, c'était mon parabatai.

Selon les critères des Humains, je faisais une dépression. J'en avais tout simplement marre de ma vie, de devoir me cacher, mentir, fuir. De devoir courir, tuer et combattre sans cesse. À tous les six ans, quelqu'un de l'Enclave venait demander aux petits Nephilim quelle voie ils voulaient suivre. À l'âge de six ans, n'y comprenant pas grand chose, j'avais refusé l'offre, préférant rester avec mes parents, comme tout jeune enfant le ferait. J'avais vécu une enfance pas très paisible, en fait. Mes parents n'étaient jamais réellement là, combattant les démons pour ne pas qu'ils s'attaquent à notre vie de famille. Mon père trompait ma mère et pour essayer d'oublier, buvait beaucoup. Il se mettait souvent en colère pour des petits riens, et lorsqu'il avait trop longuement taquiné la bouteille, devenait violent. Selon lui, tout était de ma faute. Enfin, dans la mesure où l'on peut mettre une vie de famille brisée sur la faute d'une gamine même pas en âge de comprendre. Ma mère, trop rattachée aux lois, refusait de rompre le serment de mariage, car la rune était permanente, jusqu'à la mort, et qu'elle ne voulait pas déshonorer notre famille au grand complet. Elle ne voulait pas, mais elle restait et subissait, pour moi. Un jour, des démons réussirent à pénétrer dans la maison et eurent le temps de la blesser mortellement avant que mon père ne réussisse à l'achever. Lui aussi avait été blessé. Ma mère mourut dans ses bras, devant mes yeux effrayés. Mon père lui, mourut deux ans plus tard, à l'âge de mes douze ans. Lors d'une bataille sanglante. Pendant les deux années qui avaient suivi la mort de ma mère, mon père n'avait pas été un modèle de tendresse avec moi. Rude, brusque, méchant, il m'interdisait de pleurer. Comme quoi c'était pour les faibles. Que les forts enduraient, encaissaient la douleur sans broncher, que ça m'aiderait pou ma vie de ShadowHunter. Ouais, vraiment brillant. Ça m'avait surtout rendu amère, triste et dépressive. Colérique aussi. À force de ne rien pouvoir dire sans déclencher les colères de mon père, je m'étais enfermée dans un mutisme presque total, mettant sans cesse en place un masque d'indifférence, d'arrogance, de méfiance pour tromper les apparences. Pour ne pas montrer que tout cela m'affectait. Je me devais de rester de marbre, comme m'avait enseigné mon père avec les coups, les engueulades. Je n'avais pas le choix et c'est ainsi qu j'appris à ne jamais dévoiler mes émotions. Je regardais les gens de haut, mais au fond de moi, j'étais simplement triste et voulais quelqu'un qui puisse me comprendre.

La mort de ma mère sous mes yeux et celle de mon père lors de mon douzième anniversaire m'avait fragilisée. J'avais réussi à me rendre à l'Institut par mes propres moyens, avec simplement comme toute possession le médaillon de ma mère, quelques vêtements et deux ou trois souvenirs. J'y avais été une seule fois, mais je me rappelais à peu près de l'endroit. Puis, aussi, il me suffisait de suivre les autres ShadowHunters de loin, sans trop me faire repérer. J'étais arrivée à L'Institut par un soir d'orage. J'avais pensé à apporter des réserves de nourriture avec moi, ainsi qu'une couverture, et mon violon, caché dans mon sac à dos. Jamais je ne partais sans mon précieux violon. Il m'avait été donné quatre ans plus tôt par ma mère, à l'âge de mes huit ans. C'était elle qui m'avait appris à jouer. Ainsi, après deux jours de voyage, j'avais réussi à trouver l'Institut sans trop de dommages, sans même me faire tuer ou trouver par des DownWorldlers. J'avais toqué à la porte par un soir d'orage, les nuages noirs déversant leur pluie glaciale sur les trottoirs et dans la rue. Le tonnerre était assourdissant et les éclairs rendaient la ville sinistre. Ça ne faisait que quelques minutes qu'il faisait l'orage, juste le temps de faire la rue au complet avant d'entrer dans l'enceinte de l'endroit sacré. Mes cheveux me dégoulinaient dans les yeux et mes vêtements me collaient comme à une seconde peau. Mes grands yeux verts avaient fixé ceux du garçon derrière la grande dame qui m'avait ouvert. Je lui avais simplement souri et elle m'avait invité à entrer. On m'avait fait couler un grand bain d'eau chaude, m'avait donnée de la soupe brûlante avant de me mettre au lit, dans une grande chambre vide. Comme je n'arrivais pas à dormir, je me mis à jouer du violon. Quelques minutes plus tard, le petit garçon que j'avais vu à mon arrivée avait toqué à ma porte et m'avait demandé s'il pouvait entrer. J'avais hoché la tête, sans prononcer un mot. La seule question qu'il me posa ce soir-là fut à propos de mon prénom. Je lui avais chuchoté la réponse dans un murmure étouffé. C'était le seul mot que j'avais prononcé depuis mon arrivée. Durant la première semaine, il avait été le seul à qui j'avais parlé. Personne d'autre que lui ne m'avait entendue parler. Jamais il ne posait de questions sur mon passé. Il avait rapidement gagné mon amitié et mon respect. Lorsque commença mon entrainement, il m'aida à apprendre les runes, les langues anciennes et m'enseigna le piano. Rapidement, nous devinrent inséparables. L'on nous voyait rarement l'un sans l'autre et quand on cherchait l'un, il fallait trouver l'autre. Souvent, l'on nous retrouvait endormis dans la chambre de l'un ou l'autre, après des heures de bavardages, de lecture ou de leçon d'histoire.

Vers mes quinze ans, alors que je me promenais toute seule dans New York au soir tombé, un homme saoul m'était tombé dessus. Il était plus fort que moi, alors je n'avais pas réussi à me défaire de son emprise. Je n'avais qu'un poignard séraphique sur moi, mais ça n'aurait rien fait sur un Humain. Puis, en le fixant bien, je me rendis compte que cet Humain n'en n'était pas un. Il était possédé par un Démon. Je lui donnais des coups, réussis à le blesser, mais pas à atteindre mon poignard, qu'il avait jeté au loin. J'avais nulle autre arme que mon corps. Mes poings, mes pieds, mais ça ne faisait pas. Il me traina jusque dans un espèce de bordel - pour les petites filles de joie - et cette nuit-là, il abusa sans discontinuer de moi. Prenant un malin plaisir à souiller mon corps de ses mains sales, il brisa en moi ce qui ne l'était pas. Quand il en eut fini de moi, il me jeta dehors. Il avait été violent avec moi, très violent et je n'avais pas pu m'empêcher de verser des larmes. Je rentrai à l'Institut au milieu de la nuit, en larmes et les vêtements en lambeaux. J'avais du sang sur moi, à cause des blessures et de ce que l'homme m'avait fait subir. J'entrai sans toquer dans la chambre de Derek et me blottis dans ses bras. Il ne chercha pas à comprendre ni à savoir ce qui s'était passé. Il m'offrit ses bras et son réconfort. Ses bras étaient les seuls que je pouvais accepter, la seule personne qui puisse me toucher sans que je ne l'envoie au tapis. Il passa la nuit à essuyer mes larmes et à me bercer d'une douce voix. Il me fredonnait une berceuse en grec, celle que je lui avais apprise, trois ans plus tôt. Mon père était grec, ma mère était germano-galloise, j'avais appris l'anglais, le gallois, l'allemand et le grec à un jeune âge. À l'Institut, j'avais appris l'italien, le français et le latin. J'avais appris ce que je savais de mes langues premières à Derek, ainsi qu'une berceuse, celle qu'il me chantait en ce moment. Au lever du jour, il avait réussi à apaiser mes pleurs et à m'endormir. Lorsque je me réveillai dans son lit, le lendemain avant-midi, je m'enfermai dans le mutisme le plus complet. Derek, qui voyait maintenant au travers de mon masque d'arrogance, fut adorable à mon égard, plein de petites attentions. Je souriais, mais j'avais mal, et rien ne me faisais plus réellement sourire, sauf dans de rares occasions.

Un jour, deux ans plus tôt qu'à ce jour, nous étions assis dans ma chambre, porte fermée. Je ne lui avais presque rien dévoilé de mon passé. Seulement que ma mère avait été tuée devant moi, que mon père était mort et c'était tout. Peut-être qu'un jour, je trouverais la force de tout lui dire. Il savait que ça ne servait à rien d'essayer de me faire parler de force, car je me braquais et devenais plus arrogante que d'ordinaire. Je détestais me confier, en partie à cause de mon père. Nous parlions de tout et de rien, jusqu'à ce qu'arrive le fameux sujet des relations amoureuses. Je lui avais timidement avoué, à voix basse, que je regardais plus les filles que les garçons. Oui, certains étaient beaux à se damner, mais ile ne me faisaient pas envie. Pas comme les filles, que je regardais en essayant de ne pas trop loucher partout sur elles. Même toute petite, je le faisais déjà, seulement n'avais-je pas réellement compris ou encore accepté ce fait quand j'étais plus jeune. Maintenant que j'étais en âge de comprendre, d'assimiler et d'assumer, la seule personne à qui je confiais ce secret était mon parabatai. De son côté, il avoua qu'il préférait les filles aussi. J'eus un timide sourire. Tous deux savions que l'Enclave voyait mal les relations entre deux filles, alors il me jura de ne pas en parler, sauf si je voulais qu'il en parle. Il m'avoua aussi être trop ami avec moi, qu'il me considérait trop comme sa petite sœur à protéger pou tomber amoureux de moi. Ça me fit sourire, comme ça, je savais qu'il ne souffrirait pas de tout cela.

Aujourd'hui, j'avais dix-sept ans. Aujourd'hui, j'en avais marre de tout, de me cacher. C'est pourquoi la veille, j'étais sortie, affublée d'une robe jaune moulante dans les bars. J'avais bu, beaucoup plus que de raison - l'alcool des Humains était divine, - façon de parler - et beaucoup dansé - jusqu'à la fermeture des bars. Ces temps-ci, je me surprenais à avoir de plus en plus de sombres pensées. Puis, le soir tomba et je décidai de retourner en boîte. Cette fois, apparemment, une fête était donnée dans un bar de Mannathan. Je laissai mes cheveux libres sur mes épaules et dans le creux de mon dos et revêtis une robe noire moulante. D'un simple bustier, et qui était ouvert dans le dos au complet, elle m'allait parfaitement, épousait chacune de mes formes. Du devant, elle faisait comme un corset, sans s'attacher dans le dos. Celui-ci était complètement dénudé. La robe reprenait dans le creux de mes reins et se terminait à la mi-cuisse. J'avais des petites sandales. Je mis très légèrement du maquillage noir autour de mes yeux. Une ligne noire qui accentuait le vert émeraude de mes yeux, qui lui donnait une profondeur. J'avais les mêmes bracelets que la veille, avec en prime mon fouet. Arrivée dans le bar en question, je jurai. Il était rempli de Downworldlers. Mes bracelets scintillaient dans l'éclairage, dissuadant quelques-uns des plus hardis de s'approcher de moi. Argent, eau bénite. Nan, ils ne voulaient pas mourir. Ils étaient venus ici pour faire la fête. Mon arrivée avait mis un froid sur la joyeuse ambiance, mais en voyant que je les ignorais superbement - pour un peu qu'ils ne faisaient pas mine de me toucher - ils reprirent leur joyeuse cohue. Avec un sourire arrogant, moqueur, je pris une boisson féerique et m'apprêtais à la boire quand une main se posa sur mon poignet. Oh, bon sang, même plus moyen de s'amuser ici !


"Faites pas ça. À moins que vous teniez à courir nue dans Times Square dans les quinze minutes qui viennent uniquement vêtue d'un chapeau de père Noël."

Je levai les yeux vers la voix. Mes yeux y restèrent vrillés avec leur dureté habituelle dans les siens, comme ceux des chats. Peut-être une fraction de seconde de trop. Je la regardais de haut, la jaugeais. L'examinais, avec un regard de mépris. J'eus un sourire carnassier à ses paroles. Je haussai les épaules, l'air nonchalant, indifférent. Je finis toutefois par dégager mon poignet d'un geste brusque.

"Et si je m'en fiche royalement ?"

"Alors vas-y, j't'en pris, et j'apporterai de quoi filmer." Dit-elle avec flegme, avant d'ajouter plus bas. "T'as pas choisi le bon moment pour venir ici, enfant de l'Ange. "

"Sincèrement, j'en ai rien à foutre, alors laisse moi me saouler en paix." Sifflais-je.

Non mais pour qui elle se prenait celle-là ? Pas le bon moment ? HA HA HA. Qu'elle me demande si j'en avais quelque chose à foutre. Pas parce qu'il y avait plein de Downworldlers que je n'avais pas le droit de venu m'amuser quand même. La Sorcière me fixa d'un regard que j'eus du mal à interpréter.

"Libre à toi."

Je haussai les épaules et choisis finalement une bouteille de vodka pure, à défaut de prendre de la poudre de fée. Je soupirai dédaigneusement et allai boire ma bouteille en flirtant avec un Vampire, juste pour l'énerver royalement. Il savait qu'il y avait de l'eau bénite sur mes bracelets, mais il s'amusait de me voir de plus en plus ivre avec les heures qui filaient. Mais un ShadowHunter reste un ShadowHunter, même saoul. Il savait sans doute que même ivre morte, je pourrais l'attaquer et possiblement le tuer, avec une bonne dose de chance, ou au pire, le blesser sérieusement. Lorsque le barman me refusa un verre, je haussai un sourcil. Bah, ça tournait un peu, mais de quel droit il s'interdisait de m'en redonner un hein ? Quand même, je connaissais mes limites. Tsss. Je le fixai durement en me cherchant de quoi à faire. Je lorgnais sur le verre de poudre de fée. Un peu d'amusement dans ce monde de merde ne me ferait pas de mal. J'avais juste envie de tout oublier et de recommencer. Foutaises. Il me dit que j'allais faire une overdose d'alcool si je continuais ainsi. Est-ce que je pouvais lui dire que je buvais dans l'espoir d'oublier ? Est-ce que c'était possible de faire une overdose de la vie, dites-moi ? Très légèrement (beaucoup trop (l'alcool, c'est le bien (ou pas (comme le chocolat)))) saoule, je quittai le vampire en souriant comme une débile. J'allai voir la Sorcière. Elle était vachement jolie en fait. Mais je crois que même saoule, je ne lui aurais pas dit. Je m'adossai au mur à ses côtés et lui demandai d'une voix un peu pâteuse si je pouvais prendre un verre de poudre de fée maintenant. Elle me fixa, l'air découragé et quitta le bar. J'eus un rire amer. Je décidai de quitter aussi parce que ça commençait à tourner un peu trop et qu'il y avait un peu trop de gens, maintenant.

J'essayais de ne pas regarder les filles. Mais pourtant ... J'avais passé tellement de temps - tout mon temps libre - parmi les humains à le faire. Parce que mon monde tapait royalement sur les nerfs. C'est pourquoi que, trois jours après ma beuverie monstre, j'étais assise dangereusement proche du vide, sur un pont de métal à quarante mètres de l'eau, en pleine nuit, vêtue de presque rien. Un mini-short noir, un chandail vert avec le dos ouvert en entier. Je jouais une mélodie sinistre, vide de sens, vide de vie. Comme celle qui allait bientôt me quitter. Je tenais à jouer du violon, ma seule source de réconfort en ce monde. Je ne pleurais plus, j'avais épuisé mes larmes. Alors que ma chanson finissait et que j'eus rangé mon violon, j'entrepris de me lever debout. Se relever pour mieux sauter. Voilà, c'était tellement parfait. Après une énième dispute entre la Chef de l'Enclave et moi, après que je lui eut avouer de but en blanc, complètement bourrée, que je n'aimais pas les garçons, elle avait un comme un geste de mépris, de dégoût. Ça m'avait tellement blessée, bien plus que je ne voulais l'avouer. Elle voulait aussi me confiner, car elle trouvait que je buvais trop, que je fuyais trop. J'entendis des talons aiguille claquer sur le dos. J'allais prendre mon élan pour sauter et ne plus remonter, quand une poigne ferme m'entoura. Je poussai un cri. Un cri de rage. FOUTEZ-MOI LA PAIX ! Je me débattais furieusement lorsque deux mains entourèrent ma taille. Je me battais avec mes coudes, mes pieds nus, mes mains. Malgré ma hargne, les mains qui me retenaient ne me lâchaient pas. La poigne semblait même s'intensifier.

"Essaye encore et je jure sur mon démon de père que j'ai aucun regret à te casser un os. "

Je me débattis encore pour la forme, mais elle me serrait trop fort et mes forces m'abandonnaient. Je n'avais rien mangé depuis deux jours, ou presque. À quoi bon se nourrir quand la vie n'en vaut plus la peine ? Hein ? Des larmes de rage perlaient dans mon regard vert d'eau. Mon regard prenait des teintes différentes selon mes humeurs. J'avais reconnu la voix de la Sorcière que j'avais vue dans ce bar, trois jours plus tôt, celle qui m'avait empêché de me saouler avec de la poudre féerique. Pour qui elle se prenait ? Mon Ange gardien ? À cette pensée, je faillis éclater d'un rire amer. Quelle ironie venant d'une humaine immortelle à demie démoniaque !

"Je vous comprendrais jamais, vous autres Chasseurs d'Ombres. Vous avez déjà une vie drôlement courte et faut que vous la diminuiez encore. "

Je cessai de me débattre, parce que je n'avais plus la force. Je n'avais plus aucune force en fait. Même celle de vivre m'avait quittée. J'avais tellement envie de pleurer, de verser des larmes et des larmes sans discontinuer. J'avais envie de créer un nouvel océan avec mes larmes. Elle murmura un juron en langue démoniaque, que je ne compris pas.

"Eh oh! Quoi qu'il te soit arrivé, c'est pas le moment de crever bêtement! Dieu t'a donné la vie, et c'est pas pour que tu renvoies cet honneur à Sa sainte face!"

Elle me remis sur mes pieds tout en me retenant quand même et me donna une giffle qui eut pour effet de me faire gronder encore plus. Je la fixai rageusement en affrontant stoiquement la claque, signe que j'en avait vu dautres. La surprise put se lire dans ses yeux pendant une fraction de seconde. Je tremblais de rage. Serrant les poings et les tirant lentement derrière moi, j'essayais d'atteindre mon couteau. Elle avait prononcé le nom de Dieu, mais j'en avais tellement rien à foutre !

"Tsss. Il m'a oublié. "

Je n'avais même plus envie d'y croire. Même plus envie de faire semblant d'aimer cela. La peine créa des ombres dans mes yeux verts.

"J'ai été croyante un jour, avant d'apprendre que je n'étais qu'une moitié de démone. Alors ne dis pas cela. "

Je reniflai dédaigneusement et attrapai finalement mon couteau.

"Prends-le ... " Murmurais-je.

Je me laissai tomber au sol. J'avais envie de crever. Trop envie. Mais je voulais changer le monde.

"Aide-moi ..." Articulais-je.

Aide-moi à mourir. J'avais tellement voulu prononcer cela, mais jamais elle ne le ferait, car les Accords ... Bah, rien ne lui interdisait, mais elle n'avait clairement pas envie de le faire alors qu'elle venait de me sauver la vie. Enfin, selon son point de vue. Aucun son perceptible ne sortit. Quelque chose s'était ouvert en moi et je me mis a pleurer, comme jamais auparavant. Elle me dévisagea et l'espace d'un instant, le chat et le démon transparurent sous la femme.

"J ... j'ai .. fugué ... ma .. marre .. de to.. tout ..." Expliquais-je à travers des sanglots énormes qui me secouaient. "Même la vie"

Elle soupira, m'aida à me relever et entreprit de me ramener chez elle. Une autre nuit à ne pas rentrer, une autre nuit à vivre. Une autre nuit, suite de plusieurs. Pourtant, je ne le savais pas encore. Je ne savais pas encore que cette Sorcière allait changer ma vie, qu'elle allait être, curieusement, ma lumière. Elle était démoniaque - enfin, à demi - et moi, j'étais angélique - de par mon sang, à demi aussi - et c'était elle qui était ma lumière dans l'obscurité qui régissait mon monde.





together feels like heaven♦️ « Oh, there's so much I wanna say but I'm so scared to give away every little secret that I hide behind would you see me differently and would that be such a bad thing I wonder what it would be like If I told you » (c) P!A
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MessageSujet: Re: sexy naughty bitch;   Lun 2 Nov - 21:51
You did it !

   
bienvenue parmi nous petit scarabée
Dis donc, ça c'est de la rapidité lool Bienvenue parmi nous, n'hésite pas à demander plein de liens ! En ce qui concerne ta fiche, on prend en compte le fait que tu sois dyslexique donc pas de soucis pour le fautes d'orthographe  coeur2 Le seul problème concerne ton personnage : attention, si elle oublie ses devoirs de Chasseuse d'Ombres pour faire la fête avec les Terrestres et les Créatures Obscures, elle risque de se faire exclure de l'Enclave Wink (ceci dit, c'est peut-être fait exprès mais je tenais à le préciser, on ne sait jamais).

PS : les gens, vous pouvez toujours lui souhaiter la bienvenue, la fiche est ouverte !


Félicitations, tu es validée !

Voici quelques points à ne pas oublier :
   - demander des familles/clans/meutes, si tu n'en as pas encore.
   - demander un rang personnalisé, si tu le souhaites.
   - rechercher un parabatai, si tu es un Nephilim.
   - préparer ta fiche de liens, pour te faire plein d'amis !
   - recenser ton métier, pour gagner un peu d'argent
   - que tu pourras dépenser grâce au système de points, n'hésites donc pas à aller y jeter un coup d’œil !

N'oublies pas également que tu peux devenir un padawan et demander un mentor si jamais tu te sens un peu perdu(e) sur le forum. Le mentorat, ça se passe par ici (et en plus, c'est gratuit).

Si jamais tu te poses encore quelques questions, n'hésites pas à contacter une administratrice qui se fera une joie de t'aider. L'équipe te souhaite un bon jeu sur City of Glass!  coeur2



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MessageSujet: Re: sexy naughty bitch;   
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